L’amitié est un sentiment particulier, fort et indépendant.
Elle est la source de bien des joies et parfois aussi de bien des peines. Elle apporte aux hommes qui la rencontrent des nouvelles perspectives dans leur vie. Il est une histoire d’amitié, peut être vraie, qu’il faut connaître. Cette histoire est un exemple de ce que l’amitié peut engendrer. Cela pourra, peut-être, choquer, mais cela définit une situation, il est vrai, extrême.
Il était une fois, deux amis.
Personne ne savait vraiment comment était né l’amitié qui les liait, mais de par ce lien, ils étaient un exemple pour de nombreux observateurs, qui parfois pouvaient même en être envieux voire jaloux.
« A part ça, ca va ?
Oui et toi ? »
Depuis l’école, déjà jeunes, on ne voyait jamais l’un sans l’autre. Ils étaient complémentaires en tout. Le plus surprenant était certainement l’absence totale de compétition entre eux. Au contraire, dès que l’un apprenait quelque chose de nouveau, il s’empressait d’aller informer son ami. Ils en discutaient longuement, essayaient de comprendre ensemble. Ils ne se jugeaient jamais. Ils s’appréciaient simplement. Ils s’aimaient...
« Tu vois, maintenant ça va beaucoup mieux.
Tant mieux. Ressers moi , s’il te plaît... »
Par cet échange permanent d’information bilatéral, ils apprenaient beaucoup plus vite que les autres. A l’école, ils étaient les meilleurs de leur classe. Puis, plus tard, à l’université, ils continuaient suivant la même méthode. Ainsi, ils devinrent très vite des diplômés émérites, ce qui leur permit de trouver chacun une bonne situation professionnelle.
« On ne s’est pas vu hier. T’as fait quoi ? »
Ils ne travaillaient pas dans la même société mais se voyaient régulièrement. Tous les soirs, pour être précis, au bistro « d’en bas ». Avant ils se voyaient à tour de rôle chez l’un ou chez l’autre. Mais depuis leurs mariages, les choses avaient un peu changé. Leurs épouses, qui avaient pourtant bien compris qu’ils étaient inséparables, semblaient montrer un peu de jalousie pour cette amitié indestructible.
« Hier ? Tu sais bien !...
Ah c’était hier. »
(...)