Cette question que vous pourriez ne jamais vous poser, fait pourtant partie d’une des réflexions les plus complexes. On peut vivre bien sans questions, mais on peut vivre mal sans réponses.
Je suppose que pour ceux qui ont atteint par leur esprit cette impasse, doivent fonder, dans ce texte, bien des espoirs.
Je ne peux répondre de manière absolue évidemment, mais je vais essayer d’apporter une analyse qui pourrait aider le lecteur que je crois déjà impatient. Cette analyse que je vais proposer, est personnelle mais je suis parfois étonné et même heureux qu’elle puisse avoir des recoupements avec d’autres analyses issues de la science ou de la philosophie ou encore de la théologie. Je fonde ma réponse à cette question sur une certitude qui pourrait déjà vous surprendre : nous savons déjà tout.
Il nous reste donc à nous souvenir.
Mais là n’est pas le propos.
Ma réflexion au sujet de cette énigme me porte à me questionner sur l’existence même de la question.
Pourquoi a-t-on ce genre d’interrogations ?
Nous semblons être étonnés de vivre, d’exister. Nous pensons que cette situation est un résultat qui ne peut trouver sa source que dans une volonté supérieure. Pourquoi Dieu a-t-il fabriqué l’univers ? N’aurait-il pas été plus simple de ne rien faire ?
Cela renvoie à la nécessité pour Dieu de construire la vie, ce qui doit être utile pour lui. Dieu vit par la vie qu’il a créé.
Mais ce n’est pas dans ce cadre que je voudrais me situer pour répondre à la question-titre.
La réponse que je propose et qui pourrait peut être vous satisfaire, se situe dans un cadre tout à fait différent.
Ainsi donc, s’opposerait le « quelque chose » et le « rien ».
La question contient donc une information qu’il faut étudier. Pourquoi « quelque chose » s’opposerait-il au « rien » ? Le rien serait donc la seule alternative à quelque chose ?
De plus cette question sous-entend que « rien » est plus évident que « quelque chose », ce qui est sujet à réflexion.
Avant de continuer, je voudrais remplacer le « quelque chose » par la « chose », et définir cette chose comme le contenant de tout ce qui est. Je ne crois pas modifier le sens de la question par ce changement. D’un autre côté, nous avons le « rien », qui pourrait éventuellement se définir ainsi : le rien est ce qui n’est pas. Mais cela serait faire une erreur, car le rien étant définie par cet état, il ferait donc partie de la chose puisque contient tout ce qui est. Par cette définition, le rien a un état.
Il faut plutôt définir le rien par : n’est pas ce qui est.
(...)