(1er jour)
Quand la nuit tombe sur la ville,
Quand le jour se lève, le matin,
Quand les étoiles, tout là haut brillent,
Quand le soleil inonde mon jardin,
Quand les vents poussent leur cri,
Quand les nuages donnent de l’ombre,
Quand la pluie ressuscite la vie,
Quand l’air de la nature fredonne,
Quand j’écoute de la musique,
Quand j’entends les vers des poètes,
Quand j’écris des mots magiques,
Quand je sens renaître mon être,
Quand l’espérance n’est plus morte,
Quand la joie rebondit plus haut,
Quand l’inconnu frappe à ma porte,
Quand j’ouvre mon cœur encore chaud,
Quand je frissonne d’une étrange peur,
Quand je pleure de la solitude,
Quand je ris, ô quel bonheur,
Et quand j’aime sans inquiétude,
C’est à toi que je pense.
(77ème jour)
Quand la sommeil vient le matin,
Quand la fatigue est trop pesante,
Quand je ne dors que dans un coin,
Quand la lune est embarrassante,
Quand les cheveux traînent dans l’évier,
Quand des habits cherchent leur place
Quand la lunette est encore baissé,
Quand j’évite le reflet de la glace,
Quand j’écoute ta pauvre musique,
Quand j’entends les vers des poètes,
Quand tu écris des mots tragiques,
Quand je te sens perdre la tête,
Quand l’espoir est dans ton départ,
Quand la joie prend sa retraite,
Quand mon banquier appelle par hasard,
Quand j’ouvre mon cœur plus trop honnête,
Quand je plaisante pour faire du mal,
Quand j’attends ma vielle solitude,
Quand je ris pour une raison banale,
Et quand tu pleures d’inquiétude,
C’est à toi que je pense.
(103ème jour)
Quand dans la nuit tout est noir,
Quand le jour traîne à se lever,
Quand les étoiles se sont plus qu’un miroir,
Quand le soleil aveugle mes yeux inondés,
Quand les vents toussent de mépris,
Quand les nuages cachent le bonheur,
Quand la pluie condamne sans répits,
Quand l’air n’est plus que lourdeur,
Quand se sourde la musique,
Quand j’entends les pleurs des poètes,
Quand j’oublie les mots magiques,
Quand je sens perdre mon être,
Quand l’espérance devient morte,
Quand la joie tombe en charpie,
Quand l’inconnu passe par ma porte,
Quand j’abandonne mon cœur meurtrie,
Quand je tremble d’une peur connue,
Quand je retrouve ma vieille solitude,
Quand je ris seul dans la rue,
Et quand je t’oublie sans inquiétude,
C’est à moi que je pense.