La joute des mots
se joue de mes maux.
Les mots écrits sont maudits,
je démolis ces mots dits.
Car, qu’importe l’infortune,
je porte un trésor
croisé sous un costume.
N’est posthume que mon corps.
Les verbes sont rares
qui servent bien le vers
et qui bercent le regard
de belles perles de mer.
La vie, par des rimes,
rythme la poésie.
Mais ne touche les cimes
que l’envie de pause ici.
Alors j’accroche la veste
sur le mur du silence.
Sans reproche du geste
si sûr de cette jouissance.
Comprenez bien ces mots
détenus dans cette prison :
la plume est un barreau,
la clef est " vivons ! "