N’ayant jamais aimé la pluie,
un homme ne sortait jamais de chez lui,
sans se couvrir avec exagération
contre d’éventuelles précipitations.
Un jour qu’un soleil ardent,
tapait sur le pauvre homme suant,
il décida de retirer son armure
ce qui paraissait plus sur.
Comme il était bien trop couvert,
le temps qu’il lui fut nécessaire
pour se dévêtir complètement,
la pluie tomba sur l’homme grimaçant.
Se retrouvant à moitié nu
en plein milieu de la rue,
Entièrement trempé jusqu’aux cheveux
il se rhabilla en moins de deux.
Mais comme le veut cette fable
à peine remit-il son imperméable
à nouveau, la pluie s’arrêta,
et deux plus fort, le soleil cogna.
Le manège dura des semaines.
L’homme eut tellement de peine,
à être, avec la météo, en harmonie
qu’il crut que Dieu s’amusait de lui.
" Pourquoi faites-vous cela ? "
Lui dit-il à haute voix.
Et Dieu l’entendant dans sa plainte
lui répondit de sa voix sainte :
" De quoi t’étonnes-tu, mon bon ami ?
Après le soleil, il y a toujours la pluie.
Tu te protèges mais qu’est ce que tu redoutes,
Aurais-tu peur de quelques petites gouttes ?
Ta haine de la pluie est étrange.
Je ne vois pas ce qui te dérange. "
" Le fait d’être mouillé m’incommode.
En plus votre eau de pluie n’est même pas chaude
Avez vous tant de mépris pour les hommes
Que vous leur versez cette horreur sur leur pomme ?"
Puis, l’homme sentant monter sa colère,
eu dans son esprit une vision éclair :
" Je ne crois pas en vous, mais pourtant
il semble que vous jouiez avec le temps.
En alternant le climat sans explication,
vous faites des hommes vos petits pions.
N’avez vous pas peur que si vous continuiez
vos pions deviennent durs comme l’acier ?
Et ainsi, à force de prendre tant de coups
ils finiraient par se passer de vous... "
Alors Dieu prit de temps de répondre
à l’homme, cherchant à le confondre :
" Si des pions de fer, vous deveniez
par cette stratégie, vous devriez rouiller...
Enfin, ne sais-tu pas depuis que tu es enfant,
que je fais la pluie et le beau temps. "
" Montres toi, si tu en as le courage "
cria l’homme de toute sa rage.
Sur ces mots, Dieu apparut aux yeux du mortel
sous la forme d’un immense arc-en-ciel.