Alors qu’il n’avait que six ans
le petit Henri s’entendait dire de ses parents
qu’il n’était d’aucune utilité
et d’une immense nullité.
Plus tard à l’école, tous ses professeurs
qui n’avaient pas plus de cœur,
écrasaient cet enfant des mêmes critiques :
« Tu es trop nul !, ça en est pathétique ! »
Au travail, dans cette entreprise
où il fut embauché sûrement par méprise,
son supérieur direct s’éclaircissait la voie
en lui hurlant « vous êtes trop nul, poussez vous de là ! »
Lorsqu’il rencontra sa femme un beau jour
il crut trouver en elle le grand amour
mais elle était bien plus féroce que les précédents
: « Tu es si nul, qu’il me faut un amant ! »
Allez donc comprendre comment de ces reproches
qu’il subit de tous ses proches,
ne provoquèrent chez lui aucune haine
ni une quelconque peine.
Le grand Henri sans diplôme, ni travail
ayant perdu sa femme et toute ses batailles,
au fil du temps, retrouva sa vérité
dans cette toute simple pensée :
« Il n’y a pas de hasard, ni de destin.
Tout ce qui existe, n’est pas en vain. »
Ceux sont les mots de Dieu tombé du ciel
pour lesquels, encore il s’émerveille.
Monsieur Henri, un week-end sur deux
répète ces paroles venues de Dieu,
au petit bout de choux dont il est si fier
« Je ne suis pas nul, car de toi je suis le père ».