Dans une organisation parfaite,
chacun devrait pouvoir partir
sans que cela ne permette
de désordre dans un proche avenir.
De cette extrême situation,
il en découle l’évidence
qu’il faut avoir de l’ambition
et dans les autres une vraie confiance.
Mais comment tout organiser
pour pouvoir en fait définir
que celui qui ne peut continuer
puisse, sans soucis, partir ?
Puisque le nouveau remplaçant
devant à son tour former,
l’adjoint qui sera le suivant
et qui devra le remplacer.
Et ainsi de suite et sans fin
chacun doit être donc prêt
à remplacer du soir au matin
celui qui s’en est allé.
Alors tous, sur le pied de guerre,
à attendre d’être en action,
ne pouvant pourtant guère
aller à d’autres occupations.
Cette organisation parfaite
a un vrai gros défauts.
C’est à en perdre la tête
si on s’en tient aux mots.
Alors, je vous laisse libre
d’organiser ma succession.
Je ne veux point d’adjoint
attendant et tournant en rond.
Et puis tant pis pour le rêve,
le monde n’est pas parfait.
Ici, mon poème s’achève,
et personne pour le continuer.