J’entends ce bourdonnement
Dans le fond de ma tête
Il est lourd, trop pesant
et jamais il ne s’arrête.
C’est le son du silence
C’est le son du « tais toi,
Ne dis pas ce que tu penses
Ou prends garde à tes doigts »
C’est le bruit d’une tête baissée
D’un regard toujours absent.
Il vaut mieux ne pas penser.
C’est un bruit assourdissant.
Je voudrais crier plus fort
Et faire taire mes absences
hurler « vous avez tord ! »
plus retrouver mon silence
Mais il faut des explications
Et finir par tout mélanger
La vérité n’est-elle pas une équation ?
Et Tiendrait d’une logique mesurée.
« Mais non vous avez tord !
On ne calcule pas l’amour »
Alors j’aurai des remords
Fallait attendre mon tour
Et puis tant pis je m’abandonne
C’est le suicide de mon silence
« on reçoit quand on donne »
C’est le froid dans l’assistance.
« gardez vos règles, et vos lois.
Faites appliquer vos principes
Tapez sèchement sur mes doigts
Avant que ma folie nous dissipe »
Et je brandis plus haut mon poing
en regardant les étoiles
A ma mort, je serai bien moins
Qu’un stupide animal.