Cette pièce est dédiée
aux amateurs du « n’importe quoi »,
à ceux qui se plaisent à penser,
à l’esprit,
aux amoureux du théâtre,
et enfin à ceux qui n’aimeront jamais
une pièce de théâtre...
ACTE I
Un homme, Dictionnafon et sa femme Elévolutine sont au centre de la scène au moment où le rideau se lève. L’homme commence. Le ton est franc, clair, théâtral. Elévolutine doit être très fatigué, les traits très tirés...
Dictionnafon :
Combien il nous reste ?
Elévolutine :
Tu veux parler d’argent ?
Dictionnafon :
Oui, bien sûr, quoi d’autre ?
Elévolutine :
Attends voir...
Elle fouille à l’intérieur de son sac ou de ses poches
Elévolutine :
Il reste 1230 Qu’nouilles !
Dictionnafon :
1230 Qu’nouilles ?
Elévolutine :
Oui, 1230 Qu’nouilles
Dictionnafon :
Ca ne suffira jamais !
Elévolutine :
Pour quoi faire ?
Dictionnafon :
Pour finir l’année
Elévolutine :
Ah non, pour finir l’année, ça ne suffira pas
Dictionnafon :
Comment va-t-on faire alors ?
Elévolutine :
Comme d’habitude. Pourquoi t’inquiètes tu ? Comment fait on d’habitude ?
Dictionnafon :
Mais cette fois, il se pourrait bien que ça ne marche pas ...
Elévolutine :
Pourquoi ça ne marcherait pas ? Ca a marché jusqu’à présent.
Entre Perspecton un aveugle par la porte de droite
Perspecton :
Y a-t-il quelqu’un ici ?
Le couple le regarde sans rien dire.
Perspecton :
Bon sang, il n’y a jamais personne nulle part.
Puis il ressort par la porte de gauche
Elévolutine :
On aurait pu lui dire qu’on était là
Dictionnafon :
Pourquoi faire ?
Elévolutine :
Peut être, il avait de l’argent, et il aurait pu nous en donner
Dictionnafon :
Mais on a de l’argent !
L’aveugle entre à nouveau par la porte de droite
Perspecton :
J’entends quelqu’un parler. Je sais qu’il y a quelqu’un !
Elévolutine : (hésitante)
Oui, monsieur.
Perspecton :
Ah ! Je le savais bien. Pourquoi n’avez vous rien dit tout à l’heure ?
(...)
Cette pièce absurde et amusante en intégralité sur simple demande par e-mail à Philistin